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L’urgence en voyance

Le tarot ou la boule de cristal au secours de la déconfiture du mariage, du divorce compliqué, de l’adultère réel ou suspecté, bref… le cœur blessé cherche dans la voyance immédiate une aide qu’il ne trouve pas ailleurs.

Est-ce pour autant une réponse raisonnable et efficace à la souffrance émotionnelle ? Question complexe et tellement personnelle, je n’ai pas d’affirmation unique et péremptoire sur un sujet aussi douloureux… Mais, j’ai tout de même quelques réserves.

Le consultant en détresse se jette sur son téléphone pour une voyance immédiate. Il ne pense pas un seul instant que de l’autre côté, le voyant sérieux possède presque toujours un agenda déjà rempli… et qu’il est donc indisponible. Les inquiétudes amoureuses sont légions et le travail ne manque pas ! Inévitablement, ce cœur blessé finira par se réfugier dans les méandres d’un audiotel ou d’un autre ou chez le premier Nostradamus du coin de sa rue. Aveuglé par la douleur, il n’a cure de la réputation de celui qui va l’écouter et lui raconter l’avenir de sa relation affective.

Dans le pire des cas, il va même s’en remettre à un marabout qui lui proposera un « retour d’affection » onéreux et aléatoire. L’aveuglement est sans limite.

Malgré tous ces déboires potentiels, je ne nie pas la pertinence d’une consultation de voyance dans ce cas de figure. Je dis simplement que dans cette situation particulièrement sensible, plus encore que dans une autre, un minimum de précautions s’impose pour choisir le praticien. L’intuition seule ne suffit pas pour accompagner une telle détresse. Le « voyant » devra faire preuve d’un grand sens psychologique, d’une capacité d’écoute hors norme et d’une aptitude à la relation d’aide qui s’acquiert avec les formations et la maturité.

Il me paraît dangereux d’asséner un verdict catégorique en réponse à : « va-t-il/elle revenir ? » ; « est-il/elle fidèle ? »

Nous savons tous que la fiabilité d’une perception extra-sensorielle n’est pas totale. Un voyant n’est pas là pour « garantir » un adultère. Tout au plus peut-il accompagner son consultant dans la réflexion, la recherche d’indices, la compréhension de l’alchimie amoureuse.

Prouver l’adultère, c’est le métier du détective privé qui, lui, n’a pas de visions mais des clichés photographiques !

Laurent EDOUARD

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