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Peut-on soigner avec le tarot ?

L’hypothèse de base, très simple, découle des prémices exposées ici.

Les arcanes du tarot présentent une image exacte des archétypes qui sont les modèles selon lesquels, qu’on le veuille ou non, se forment, s’agrègent, se déterminent toutes les situations possibles de ce monde. La totalité des arcanes parcourt la totalité de l’expérience humaine. Ceux qui vous attirent sont ceux que vous reconnaissez, qui vous sécurisent, car ils répondent à un modèle que vous avez vécu, que vous avez intégré. Ceux que vous récusez, sont les modèles de situation que vous n’avez pas encore vécues ; la violence de votre réaction manifeste simplement la proximité de cette situation dans votre avenir : là encore, vous reconnaissez un modèle, mais il s’agit d’un modèle que vous n’avez pas encore intégré ; ou bien il se trouve en cours d’expérimentation (depuis quelques heures ou quelques années), ou bien vous l’avez refusé systématiquement chaque fois qu’il se présentait, en fonction d’une sensibilisation particulière liée soit à votre héritage chromosomique, soit à un évènement mal vécu jadis, à un « blocage », ou bien simplement c’est un modèle que vous n’avez pas encore rencontré !

Donc les arcanes que vous préférez indiquent ce que vous connaissez de vous ; ceux que vous récusez indiquent ce que vous ne voulez pas encore accepter. Les situations que vous ne connaissez pas encore mais qui sont très éloignées n’alertent aucune défense de votre subconscient, aucune réaction violente, mais un vague et modéré manque d’ »affinité » avec la carte.

Le diagnostic pourra être extrêmement fin et précis, sans choc pour le consultant, puisqu’à aucun moment, il ne sera crûment confronté avec son problème fondamental dans la nécessité d’une verbalisation de ce problème. Tout se passe à un niveau symbolique ; le déroulement de la thérapie ne sera jamais très douloureux : le processus de maturation où l’inconscient entraîne l’être, parfois de façon chaotique et de toute façon par les épreuves, sera effectué dans les meilleures conditions, car le travail avec le tarot permet de ne pas supprimer le « nœud » énergétique du conflit, ce qui serait aussi supprimer l’arrivée de l’énergie, erreur commise par le plus grand nombre de psychiatres.

Je ne dis pas que dans ce diagnostic, l’intuition soit pour rien, car un seul arcane englobe un nombre infini de niveaux d’incarnation de l’archétype, et il faut saisir le niveau exact correspondant à la réalité, au vécu du consultant. La thérapie permettra au consultant d’assimiler le « modèle » avant la crise, ou après la crise mal vécue, en dehors de cette crise, et, par ailleurs, de placer les autres expériences archétypales déjà vécues dans la structure générale dont le tarot est le reflet.

Le rôle du « tarothérapeute » devra donc se limiter à faire décrire la carte le plus exactement possible au consultant, à enregistrer ses réactions et à en permettre l’objectivation. Le plus souvent, l’effet sur le consultant est saisissant. Le tarot opère une telle prise de conscience, une telle compréhension, que le consultant acquiert dès le commencement un surcroît de vitalité et une régulation de l’énergie spectaculaires.

De plus, certaines cartes entraînent des effets immédiats de compensation et de rééquilibrage, par une concentration de quelques secondes du regard et de l’attention.

Cette thérapie engendre des rapports extrêmement paisibles et stimulants entre le thérapeute et le consultant sans intervention de domination, de transfert, etc.

A suivre.

Tchalaï
Paru dans “Question de” n°30
mai-juin 1979

Laurent EDOUARD

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