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Tarot et cryptographie

Le tarot relève d’abord de la cryptographie, c’est-à-dire de l’art de trouver le sens d’un message sans connaître le code ou la clé, ou, plus exactement, la cryptographie étant récemment devenue une science exacte (en partie grâce à l’utilisation de l’ordinateur, extension du cerveau), de l’art du décryptage.* Ici, le code est d’une telle simplicité que son évidence lui sert de cachette : il suffit de le regarder pour le voir, le regarder comme un enfant, d’un œil et d’un cœur neufs. Mais cet art du décryptage ne doit jamais s’écarter de la connaissance de l’instrument du décryptage. Cet instrument est l’ensemble des systèmes nerveux de l’homme, lequel instrument est lui-même le dépositaire privilégié des secrets.

Mais nous ne savons pas (encore) l’utiliser à la fois comme outil et comme matériau. (Un peu comme une cuiller de bois : vous pouvez remuer la crème au chocolat avec, ou bien prendre de la crème dedans, mais pas remuer la crème et en prendre en même temps.)

Nous devons utiliser un système de miroirs. Le tarot nous montre une image que le système nerveux reconnait en lui-même. A ce titre, on peut dire que le tarot constitue un outil de déchiffrement du bagage chromosomique.

Beaucoup d’êtres avides de connaissance seraient mieux inspirés en lisant tout ce qui existe comme études sérieuses sur les mécanismes du cerveau, que toutes les compilations ou dissertations sur l’ésotérisme. Ces dernières, de toute façon, ne leur donnent jamais que de quoi s’égarer… bon, après tout, égarer les impétrants est un procédé pour leur enseigner à connaître le chemin, mais combien se perdront dans les marécages de la confusion avant de mettre le pied sur ce chemin…

*La cryptographie s’est développée parallèlement à l’alchimie et à l’ésotérisme, remarquait Jacques Bergier.

A suivre.

Tchalaï
Paru dans “Question de” n°30
mai-juin 1979

Laurent EDOUARD

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