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Voyance : la dérive du consultant !

Le plus souvent, lorsqu’un contentieux intervient entre un voyant et un consultant, le premier est souvent « le méchant » ! L’actualité conforte hélas cette situation déplorable, à grand renfort de faits divers alimentant la rubrique « arnaques à la voyance« . Je félicite à ce titre l’excellent travail effectué, depuis de nombreuses années, par Monsieur Youcef Sissaoui, le Président de l’INAD. Son combat contre les arnaques à la voyance est précieux et indispensable.

Il arrive aussi qu’un litige surgisse et que « le méchant » change de camp, aveuglé par sa souffrance, et s’en prenne au voyant. Je me doute que ce doit être assez difficile à imaginer pour celui qui n’est pas dans les coulisses du métier. Voici donc un exemple on ne peut plus récent :

X. me demande récemment un RDV pour une question d’ordre affectif à 30 euros. Depuis, il m’a déjà envoyé une quinzaine de mails, au ton très différent, les sujets étant parfois « MERCI » ou « Plainte« .

Je reproduis ci-dessous la teneur des mails, sans rien y changer, à quelques corrections orthographiques près, et en préservant l’anonymat de l’auteur et de la personne en cause.

12 jours plus tard : « merci beaucoup pour votre gentillesse. J’ai bien compris que Y. ne me redonnera pas une dernière chance. [.../...] Je sais maintenant ce qu’il me reste à faire, le guide de la voyance parle très bien de vous, vous savez bien ne pas alarmer. Merci encore de ne pas m’avoir dit ouvertement la rupture totale et définitive de Y.«  X.

14 jours plus tard : votre silence et votre mutisme me contraignent à porter plainte contre votre façon de faire auprès du service des consommateurs, ainsi que la CNIL. Je suis extrêmement déçu de la publicité mensongère que vous faites sur le site « le guide de la voyance ». Vous avez accepté un paiement pour un thème et vous avez sur des choses hésité et d’autres catégoriques au point de me faire croire des fausses choses donc vous avez eu la preuve. Que comptez-vous faire ? Salutations. X.« 

Un peu plus tard : « Merci pour votre silence, ça va être le mien maintenant ».X.

Inutile de préciser que, sans une solide expérience de la relation voyant-consultant, une telle situation devient vite difficile à vivre pour le praticien honnête qui se voit menacé à tort de poursuites judiciaires et, pire encore, des menaces suicidaires de son client. C’est le sens du dernier propos de X. lorsqu’il évoque son silence.

Je ne vais pas reprendre tous les points évoqués par X., tant son propos est diffamatoire et dépourvu de bon sens. Il est en pleine « diarrhée émotionnelle », use de la provocation et brandit le spectre de la justice pour m’intimider ! C’est peine perdue, mais il l’ignore. Je suis désarmé face à sa détresse. Je l’adresse alors à un médium qui connait bien cette « pathologie » (?) : il consulte, n’honore pas les honoraires et poursuit sa complainte. Mon rôle s’arrête là, je ne suis pas « le Sauveur ».

Voila pourquoi j’insiste pour dire que « voyant » n’est pas un métier mais « une fonction« . Ce n’est pas un métier car il n’existe pas d’école. Pourtant, à la lumière des faits énumérés ci-dessus, vous conviendrez qu’il vaut mieux avoir une solide formation en relation d’aide et en psychologie avant d’endosser la fonction de voyant. Un bon avocat spécialiste du pénal est un plus !

De fait, avec un peu d’expérience, le comportement de X. devient plus facile à décoder. Il vit une situation difficile et attend de moi les clés qui pourraient le libérer de sa souffrance. Plus encore, moyennant finances, il exige des certitudes, là où elles ne peuvent pas exister. Seul un voyant malhonnête pourrait les lui donner… dommage pour lui, il s’est trompé d’adresse.

Laurent EDOUARD

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