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Le suivi en voyance

Le suivi du consultant en matière de voyance est une pratique assez courante à haute valeur commerciale ! Elle s’inspire peut-être du suivi médical d’un patient ou de celui d’un juriste dans un tout autre domaine. Hélas, ce qui s’applique à certaines disciplines n’est pas nécessairement transposable à d’autres. La première grande différence tient au fait que la consultation de voyance ne s’inscrit pas dans un cadre scientifique et ne dépend pas d’un « process » ou d’une méthodologie immuable. Chaque voyance est unique puisque chaque consultant est unique ! Le voyant ne prend pas de note et n’établit pas de dossier client. Pourquoi ?

Tout simplement parce que ce n’est pas l’usage et surtout parce qu’il me semble hautement improbable de prendre des notes (activité intellectuelle) en étant dans un état de perceptions médiumniques (activité spirituelle, intuitive, mentale). Solliciter simultanément les deux hémisphères du cerveau n’est pas chose aisée, à moins, peut-être, d’avoir un bagage neuronal hors du commun…

Wilfred Bion, célèbre psychanalyste britannique, désigne des niveaux de pensées, certaines étant de type alpha, d’autres de type bêta. La fonction alpha gère les phénomènes et traite les rêves, les souvenirs, les pensées oniriques. Au contraire, la fonction bêta traite les émotions brutes qui sont encaissées et qui cherchent à être assimilées. C’est une manière d’illustrer mon propos sur les deux hémisphères du cerveau !

En conséquence, cette absence de prise de notes rend impossible la réalisation d’un suivi de consultation crédible. Le voyant ne peut pas se souvenir de ce qu’il a perçu au moment de la consultation initiale, de même qu’il a oublié ce qu’il a dit ! J’ajoute qu’il est difficile et peu envisageable de s’en remettre au consultant pour qu’il vous remémore le contenu de l’échange, tant ses souvenirs et/ou sa prise de notes sont potentiellement subjectifs.

La seconde requête, surtout si elle survient au-delà de quelques semaines, ne pourra donc se solder que par une autre consultation, avec tous les risques que cela comporte. « La règle », c’est qu’en dehors de la survenue d’un nouvel élément, « les consultations de l’oracle » doivent être espacées d’au moins trois mois. Six de préférence ! Je discuterai de cette « règle » plus tard… et de pourquoi elle peut être transgressée.

En conclusion : sous prétexte d’apporter une voyance sérieuse, certains praticiens assurent un suivi de consultation. C’est très « politiquement correct » et très commercial aussi. Pourtant, c’est du pipeau !

Laurent EDOUARD

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