Accédez au site de Laurent EDOUARD >>


Destin et tarologie

Comme un filet que l’on tisse soi-même, la croyance au destin fait partie du destin lui-même. Nous devons veiller à ne pas accorder une trop grande importance à ces fils qui pourtant nous tissent. Une croyance forte en un enfermement destinal agit durablement sur la subjectivité elle-même. Elle éloigne le sujet d’être acteur de sa vie ; l’existence devient irréelle. En revanche, la vie reprend un goût de vérité quand elle est vraiment choisie.

La croyance à l’enfermement destinal semble, d’une certaine manière, plus rassurante que la part de mystère liée au devenir individuel. Elle ébranle alors le désir de liberté et participe d’une fascination devant l’autodestruction, l’étrange plaisir que l’homme éprouve aujourd’hui à tisser son malheur. Le malheur voulu, maitrisé – consciemment ou inconsciemment -, permet d’éviter l’inconnu de la déprise.

Qu’il s’agisse des évènements intérieurs ou de ceux qui m’affectent venant de l’extérieur, rien n’est joué. L’homme est confié à lui-même et à sa capacité à s’orienter sur un chemin qui n’est pas tracé d’avance – là est sa liberté.

« Apprendre » à dénigrer ce qui nous arrive, s’ajuster aux évènements, relèvent d’un travail de subjectivation, d’intériorisation. Le travail psychique du destin se situe en fait dans un entre-deux. Il se doit de reconnaître les déterminismes internes pour se libérer en partie de leur loi d’airain, mais, en même temps, il ne peut qu’affronter la question des limites (internes et externes) et de l’inéluctable de certains évènements.

Le Tarot de Marseille permet de faire cette reconnaissance et ainsi d’avancer en conscience, donc libre, sur le chemin. C’est en ce sens que l’on peut dire que « le tarot libère » alors que « la voyance enchaîne« .

Ce travail de subjectivation et d’intériorisation se réalise dans le cadre de séance de tarot-projectif ou psycho-tarot. Nous en parlerons prochainement…

A propos de l’image de ce billet… si l’un d’entre vous possède un jeu de tarot avec un boîtage identique et que vous souhaitiez le vendre… Merci de me contacter !

Librement inspiré par « La défaite de la Volonté » de Jacques Arènes et Nathalie Sarthou-Lajus

Laurent EDOUARD

Tags : , ,

Les commentaires sont fermés.


© 2008 - 2011 Laurent EDOUARD