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Voyance chronique !

Après « les chroniques de la voyance », voici « la voyance chronique ». Vous l’aurez compris, ce jeu de mots évoque le risque de dépendance à la voyance, sujet évoqué régulièrement ici et !

L’offre en voyance est large et favorise, de ce fait, les risques de chronicité de la consultation : voyance, numérologie, cartomancie, tarologie, encromancie, astrologie, médiumnité, bref les formes oraculaires sont innombrables !

Pour autant, offrent-elles une véritable richesse au consultant, une vraie complémentarité, une aide utile ? L’une est-elle « meilleure » que l’autre ?

Je crois plutôt que toutes ses techniques se résument à « percevoir » et que seule changent la mise en mots et la manière de faire. Selon votre sensibilité, votre culture, votre goût pour l’irrationnel ou encore votre esprit cartésien et critique, vous serez plus à l’aise avec un médium ou un astrologue. Mais, sur le fond, le message délivré sera le même ou, plus exactement, se situera dans le même registre de pensée. C’est la façon dont le message vous sera délivré qui change et vous conviendra plus ou moins bien.

Il n’en demeure pas moins que « l’être en demande d’aide » pourra être tenté par cette diversité des supports oraculaires qui, en quelque sorte, justifie ses nombreuses consultations et, du même coup, donne naissance à un comportement addictif. L’envie répétée et irrépressible de consulter, tout en sachant qu’il serait souhaitable de s’y soustraire, est bien connue des professionnels de la voyance dont c’est le quotidien. Il s’agit d’un comportement difficile à gérer qui, de surcroît, n’est pas véritablement de notre ressort en ce sens qu’il nécessite des compétences et des connaissances que le voyant ne possède pas.

A minima le praticien attirera l’attention du consultant sur sa dépendance, au mieux il refusera la consultation… deux solutions bien peu efficaces en réalité. L’issue est à chercher du côté des techniques de coaching ou des thérapies comportementales.

En ce qui me concerne, j’oriente dans ces cas difficiles le consultant vers d’autres voies de réflexion, je tente d’élargir son point de vue. Lorsqu’il me semble que quelques séances de tarot psychologique pourraient apporter une aide pertinente, je propose cette approche. Ma formation au tarot psychologique, véritable jonction entre l’ésotérisme millénaire et la science moderne, s’avère parfois une aide précieuse pour la personne dépendante des prédictions. C’est ce que Tchalaï, ma « facilitator », appelait « la fausse divination » !

Voila pourquoi, depuis de nombreuses années de pratique, certains consultants ont répandu l’idée fausse selon laquelle j’étais médecin, psychanalyste, psychologue, psycho-thérapeute, que sais-je encore… D’une certaine manière, je ne peux que m’en féliciter pour l’aide apportée et son efficacité. Mais je dois aussi recadrer ce type de propos : je ne suis ni psycho-thérapeute ni médecin (à moins que ce ne soit « médecin de l’âme« , discipline qui ne s’enseigne pas à la Faculté) !

Lorsque que je perçois qu’un travail d’évolution avec le tarot ne sera pas adapté, je propose d’autres praticiens aux outils adéquats.

La lutte contre la dépendance à la voyance est nécessaire, la défaite de la volonté doit être combattue. Sachons rester à notre place et digne d’une voyance honnête.

Laurent EDOUARD

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